L’ouverture de Parcoursup : un zoom sur ce dispositif polémique

L’ouverture de Parcoursup ce lundi 19 janvier laisse les lycéens français sous tension, confrontés à leur choix d’orientation, à la rédaction de leurs lettres de motivation ainsi qu’aux nombreuses JPO organisées par les écoles, lycées et universités dès le début d’année.

Par Angelina BOUZIANI
Publié le 28/01/26 à 17h21

Un système critiqué par les jeunes

Parcoursup, souvent critiqué pour l’opacité de ses procédures algorithmiques, est loin de rassurer les lycéens et leurs familles, anxieux à l’idée que leur avenir puisse être bouleversé par un simple robot. Tandis que certains élèves portent un regard critique sur ce système, revendiquant qu’il repose davantage sur de la chance que sur les notes et les capacités réelles des candidats, d’autres expriment leur lassitude et leur démobilisation face à ce dispositif qui génère stress et angoisse chez certains, et un profond épuisement chez d’autres.

Le manque de personnel : un frein à l’accompagnement des élèves

Au lycée Jean-Monnet de Montpellier, deux psychologues de l’Éducation nationale se partagent l’accompagnement des élèves, mais leur présence cumulée reste limitée à seulement deux demi-journées par semaine, avec une demi-journée supplémentaire une semaine sur deux. Ces horaires sont insuffisants : ils ne permettent pas d’orienter et de conseiller efficacement les 1 341 élèves de l’établissement dans leur choix de spécialités (décisif pour leur orientation dans l’enseignement supérieur), ainsi que sur leur choix d’orientation Parcoursup.

Les difficultés d’orientation sont alors présentes dès la rentrée de seconde, selon les moyens des lycées, les élèves sont plus ou moins renseignés, ce qui accroît les inégalités.

Une plateforme qui rend pleinement visible un système d’enseignement supérieur sous tension

De plus, la demande d’enseignements supérieurs dépasse largement les places proposées par les formations. Tandis que le nombre de bacheliers augmente chaque année, le nombre de places disponibles dans les établissements supérieurs, lui, n’augmente pas à la même vitesse. Des milliers de lycéens français sont ainsi soumis à des critères de plus en plus sélectifs afin que seuls les meilleurs aient la chance d’être orientés dans la formation choisie.